Reviews/coupures de presse

Annunciation Fortner Anderson

annunciations, les blocs errants (2012)

Revue & Corrigée
1 juillet 2013
Cyrille Lanoë (France),

“… ce formidable troisième disque.”

Fortner Anderson est un poète performer originaire du Midwest américain vivant à Montréal. Un exil qui dure et qui a trouvé plusieurs connexions dont celle avec la bouillonnante scène montréalaise autour des activités du lieu La Casa del Popolo, qui a vu naitre notamment les projets autour du groupe post-rock-progressif Godspeed you! black emperor. Des connexions aussi avec sa scène des musiques électroacoustiques via des collaborations avec Alexandre St-Onge et Sam Shalabi.

Quatrième disque à son actif, Annunciations est construit sur un système de “commande”, un peu comme le disque de Thurston Moore Root (lo-recordings, cd/lp, 1999) sur lequel le guitariste convoque trente artistes à remixer des parties guitares créées par Thurston pour l’occasion. La variante ici est que l’on a donné des textes à lire au poète et qui ont ensuite été remis à plusieurs artistes issus principalement des sphères des musiques électroacoustiques au sens large: Ned Bouhalassa, Andy Williamson, Christian Calon, Nicolas Bernier, Martine Crispo, Chantal Dumas, Alessandro Bosetti, Christian Kesten et John Berndt pour en faire bien sur bon usage, dans des créations sonores qui sonnent évidemment poésie sonore et musique électroacoustique.

Trois cd encartonnés et un livre (que je n’ai pas eu avec la copie promo et dont je ne peux évidemment moins vous parler). Une présentation à s’y méprendre avec les structures en place telles DAME et Empreintes Digitales. Nous ne sommes malgré tout pas véritablement dans de la poésie sonore telle qu’on l’entend (ne vous attendez pas à du Paul Dutton par exemple), mais plus dans de la lecture, dans le spoken word. Lecture de textes choisis à tendance environnementale et politique. Autour de textes sur les changements climatiques, sur Guantanamo ou encore sur des rapports de missions spatiales, Fortner Anderson a toutefois réinterprété ces textes sous une forme poétique. Surtout sur la pièce de Chantal Dumas, It’s a small world. Celle d’Alessandro Bosetti est plus que surprenante, virant chanson minimale proche de Ghedalia Tazartés ou David Fenech, voire Robert Wyatt. Quand je vous dit surprenant. Dans l’écoute chronologique des trois cds, cette pièce It Is Amazing (C’est surprenant, en français, ndlr) (Gesualdo’s waterboarding) tombe à pic. Et annonce le meilleur cd des trois. Non pas que je m’ennuie, mais pas forcément surpris jusque là. Dû surement aussi au texte pas facile à digérer puisque très pregnant, pour nous non-anglophones. Donc on s’en remet au sonore, qui lui était jusque là un peu formel, sans éclat. Décidément ce troisième cd compile les trois pièces les plus expérimentales, celle de Christian Kesten avec un vrai remix et un travail sur les hésitations et le souffle naturel de Fortner Anderson, qui prend à contre-pied tout le monde, personne n’y ayant pensé jusque là. Pour finir sur une composition plus tendue par John Berndt. Parfois proche du spoken word de Jello Biafra (ex Dead Kennedys) qui a lui aussi travaillé sur Guantanamo sur son disque Jello Biafra & the Guantanamo School of Medicine, voire Henry Rollins.

J’ai mis beaucoup de temps à essayer de comprendre ce disque. Pas véritablement facile d’accès pour moi. Bien content malgré tout d’avoir insisté et découvert ce formidable troisième disque.

Liability Webzine
14 mai 2013
Par Fabien (France)

«L’association de Fortner Anderson avec ces différents compositeurs est une réussite»

Alors que le slam a éclaté à la face du monde et pas forcément pour le meilleur (c’est le moins que l’on puisse dire) on a tendance à oublier l’importance du spoken word, mouvance antérieure et qui compte en son sein de grands noms comme Gil Scott Heron, Lydia Lunch, Timothy Leary, Jello Biafra ou plus récemment Saul Williams. En fait, le spoken word a encore beaucoup d’adeptes mais il reste encore sous exposé et sous-estimé. Il faut dire, que bien souvent, le spoken word s’engage souvent sur les voies du domaine expérimental ce qui rend les choses tout de suite plus difficiles mais pas moins passionnantes. Fortner Anderson est quelqu’un qui est de cet ordre et qui est connu pour ses performances ainsi que pour son statut sur la scène montréalaise. Bon nombre de ses textes et de ses performances ont été gravé sur disques et Annunciations en est la dernière illustration. Un bel objet d’ailleurs puisque ce triple album est accompagné d’un livre qui est, lui, vendu séparément.

Annunciations est tourne autour de trois poèmes qui sont basés sur des textes provenant de la NASA, de l’ONU et de la base militaire de Guantanamo. Pour donner un accompagnement sonore, voire une transformation de la voix de Fortner Anderson, on a fait appel à plusieurs compositeurs de musique concrète et électroacoustique. Chaque pièce (9 en tout et 3 sur chaque disque) est traité par un de ses compositeur avec, pour eux, une totale liberté de choix quant au à la forme qu’ils souhaitaient apporter aux efforts vocaux d’Anderson. Parmi eux, on peut citer des gens qui ont déjà une certaine notoriété comme Nicolas Bernier, Alessandro Bosetti ou Ned Bouhalassa. De fait, le résultat est assez inégal mais on a essayé ici de garder une certaine cohérence en équilibrant les forces sur chacun des disques. Il est à noter que dans le dépliant du disque chacun des compositeurs explique sa démarche par rapport aux textes d’Anderson ce qui permet de comprendre les différences entre chaque morceau. Il n’en demeure pas moins que le point commun à toutes ces lectures électroacoustiques est le minimalisme abstrait de chacune des pièces. Au-delà de cela il y a bien sur la voix de Fortner Anderson, froide, saisissante et profonde. Annunciations n’a rien de «musical» à proprement parlé mais il reste une belle illustration de ce que l’électroacoustique peut produire de mieux.

L’association de Fortner Anderson avec ces différents compositeurs est une réussite qui n’est certes pas accessible à tous mais qui est largement satisfaisante pour ceux qui y sont initiés. (note: 7.5)

Bad Alchemy #76
1 janvier 2013
Rigobert Dittmann (Allemagne)

Worte und Klänge. 9 Komponisten vertonten, betonten, umtönten, remixten 3 Texte von Anderson. Ausgangspunkt für Andersons engagierte poetische Statements waren vergebliche Worte und leere Ankündigungen — der Untersuchungsbericht über die letzten 40 Sekunden der Columbia Spaceshuttle-Crew (’Drifting into Fire’); eine der so hehren wie hohlen Erklärungen zum Klimawandel; das Manual für die Verfahrensweisen in Guantanamo. Vor Ort in Montréal gingen Nicolas Bernier, Ned Bouhalassa, Christian Calon, Martine Crispo, Chantal Dumas und Andy Williams zu Werke, John Berndt lieferte aus Baltimore seinen von Feedback umdrönten und umschnarrten ’Song for Fortner Anderson’ mit Andersons Klage über das Desaster am 2.2.2003. Bernier präsentiert mit den rückstürzenden Geräuschen von Belly Into Fire Anderson als mythopoetischen Zeugen, der mit teils technischer Terminologie, teils Homerischem Pathos etwas beschreibt, das dem Sturz des Himmelswagens, des Daedalus oder des Turms von Babel gleich steht. Bouhalassa lässt Anderson bei 3 Out of Every 10, seinem elegischen Abgesang auf die Klimawandelsfähigkeit, wie durch sauren Regen raunen. Calon macht bei In the Time die wie über Funk verzerrten Astronauten- und Groundcrew-Stimmen zu Zungen der tragischen Unvermeidlichkeit, und mir schießt dabei Laurie Andersons O Superman durch den Kopf. Crispo nutzt die bloßen Phoneme und Labiallaute für ihr kurzes Lehrstück Talking T Fortner, wobei T für Teacher steht, einen Lehrer, der Unaussprechliches lehrt. Auch Christian Kesten lässt im sonntäglich stillen, von Kirchenglocken und Chorgesang beschallten und von Krähen bekrächzten Berlin-Moabit für seinen Every Sunday Remix nur die Atemgeräusche und stimmlosen Laute aus Andersons Mund bestehen, bevor der Dichter a capella “It’s a small world after all, it’s a small world” singt. Dumas lässt in ihrem In a Small World Meeresbrandung gegen die zwischen Business und (Make) -Believe erstickende Zukunft donnern, Anderson rappt dazu den Carbon Dioxide-Blues und stimmt ein Schlafliedchen an. Williams tönt in Echo Chamber Andersons klaren Vortrag der Foltergebrauchsanweisungen mit elegischem Glockengedonge. Im verregneten Berlin ließ Alessandro Bosetti in It is Amazing (Gesualdo’s Waterboarding) Gesualdos Madrigal ’Mercè, grido piangendo’ anstimmen, wobei die Sänger auch mit Wasser gurgeln. Auch wenn er mit derartigen Effekten, die offenbar von seinem Faible für den italienischen Manierismus angeregt wurden, Folteropfern und dem stumm gemachten Homo sacer, wie ihn Agamben und Traverso reauratisiert haben, allenfalls eine ’komische’ Stimme gibt, ist das das bemerkenswerteste Stück.

Monsieur Délire
7 janvier 2013
Par François Couture (Québec)

Le poète anglo-montréalais Fortner Anderson a publié en novembre 2012 son projet le plus ambitieux à ce jour. Il s’agit d’un objet double: un recueil de trois poèmes, Annunciations, basés sur des textes publiés par la NASA, l’ONU et la base militaire de Guantanamo; et un coffret de trois disques compacts également intitulé Annunciations. Anderson a enregistré plusieurs lectures des trois textes, qu’il a fait parvenir à neuf artistes sonores. L’album qui en résulte se décompose en trois disques de trois pièces chacun, pour une durée totale de 95 minutes. Les trois poèmes sont représentés sur chacun des disques, mais les approches varient grandement. Certains, comme Ned Bouhalassa, Nicolas Bernier, Andy Williams et John Berndt, se sont contentés de transformer légèrement la voix d’Anderson et de l’enchasser dans un contexte électroacoustique. D’autres, comme Christian Calon et Chantal Dumas, ont poussé la transformation plus avant. Alessandro Bosetti, lui, a poussé plus loin la conceptualisation du projet, appliquant la technique du “water-boarding” (dont fait état le troisième poème) à sa propre voix. Enfin, Christian Kesten a conservé de la bande d’Anderson que les respirations. […] Les pièces qui se distinguent sont celles de Bernier (pour l’équilibre entre mise en valeur de la voix et environnement sonore) et de Bosetti (pour son originalité et son étrangeté). Recueil et coffret sont vendus séparément.

Skug #94 ,
6 avril 2013
Curt Cuisine (Autriche)

Fortner Anderson gilt als einer der ersten spoken word — Künstler überhaupt, bekannt für eindrucksvolle Performances und acapella — Lesungen. Seit 1976 lebt und arbeitet der gebürtige Amerikaner in Montréal. Annunciations ist sein vierter Longplayer. Das gilt in diesem Fall dreifach, denn wir haben es mit einer Triple-CD zu tun, allerdings jeweils eher in halber bis ganzer LP-Länge. Es gibt vermutlich gute Gründe, warum sich diese neun Stücke von neun verschiedenen Komponisten auf drei CDs verteilen, allein, man kennt diese vermutlich nur, wenn man das dazugehörige book of poems besitzt. Denn kompositorisch liegen zwischen den neun Herren teilweise Welten und auch der Umgang mit dem Sprach — oder Lesematerial Fortners ist in manchen Fällen mit radikal noch halbwegs harmlos beschrieben. Bei Christian Kestens Remix etwa sind wir nahe dran an Heinrich Bölls berühmter Kurzgeschichte Dr. Murkes gesammeltes Schweigen bzw. in diesem Fall eher Dr. Andersons gesammeltes Räuspern. Na gut. Beeindruckend an Annunciations ist, wer hier quasi vertont. Neben Kesten treten auf: John Berndt, Christian Calon, Martine Crispo, Ned Bouhalassa, Chantal Dumas, Andy Williams, sowie Nicolas Bernier und Alessandro Bosetti. Vor allem die letztgenannten Herren haben großartig eigenständige Arbeiten abgeliefert, Bosetti mit Der italienische Manierismus, Bernier mit Strings.Lines. und stechen daher nicht von ungefähr ein wenig heraus. Insgesamt eine durchaus stimmige, fast ein wenig demonstrative Sache. Wer heimlich Gedichte (der jede andere Spielarten von Poesie) verfasst und schon mal daran gedacht hat, die eigenen Texte durch die zeitgenössische Avantgarde vertonen zu lassen, hört hier hinein und weiß danach, ob bzw. auf welche Art davon er/sie das wirklich will.

Arsonal
grabaciones y publicaciones a propósito de la música experimental, el arte sonoro y otros intereses
lunes, 18 de mayo de 2015 (Spain)

Fortner Anderson: “Annunciations” Fortner Anderson Annunciations (978-2-9812857-2-0) 19,50 EUR más gastos de envío – Pídelo Poeta y performer de origen estadounidense, Fortner Anderson vive en Montreal (Canadá) desde 1976. Ciudad en la que es conocido por su destacada contribución en la escena artística del “spoken word”. Es dueño del sello discográfico Wired on Words y su trabajo poético ha aparecido publicado en cuatro álbumes: “Sometimes I Think” (Wired on Words, 1999), “Six Silk Purses” (Wired on Words, 2005), “Solitary Pleasures” (& records, 2011) y “Annunciations” (Les blocs errants, 2012). Este último es resultado de la colaboración entre el autor y los siguientes compositores: Ned Bouhalassa, Andy Williams, Christian Calon, Nicolas Bernier, Martine Crispo, Chantal Dumas, Alessandro Bosetti, Christian Kesten y John Berndt. Anderson escribió tres poemas basados en los siguientes tres textos que halló publicados en internet: “Columbia Crew Survival Investigation Report” (National Aeronautics and Space Administration), “Fourth Assessment Report of the Intergovernmental Panel on Climate Change” (United Nations Intergovernmental Panel on Climate Change) y “Joint Task Force Guantanamo Standard Operating Procedures for Camp Delta” (US military installation in Guantanamo, Cuba). “Escogí estos textos – comenta el artista- porque llegué a sentir que cada uno de ellos representaba una especie de súmmum del esfuerzo intelectual de nuestra civilización”. Posteriormente, fijó en audio su propia recitación de los tres poemas resultantes (‘Belly Into Fire’, ‘Every Sunday’ y ‘Amazing’) y ofreció las grabaciones a los nueve compositores citados con el propósito de que cada uno de ellos eligiera uno de los poemas y compusiera con él un nuevo trabajo. Cometido que estos emprendieron con plena libertad y aprovechando su experiencia adquirida en la realización de piezas electroacústicas o en la de creaciones radiofónicas. Unos utilizaron la voz de Anderson sin transformarla, otros la transformaron abiertamente. Alguno la sustituyó por la suya propia y varios fijaron su atención únicamente en la respiración del poeta o en su expresividad fonética. Pero todos ellos lograron atinar en la interpretación de los poemas seleccionados, contribuyendo con originales propuestas musicales de un alto vigor comunicativo.

La edición consta de un pequeño libro (12,5 cm x 12,5 cm; 52 páginas) en el que se reproducen los tres poemas de Anderson y tres CDs contenidos en una envoltura de cartón que, además, incluye un libreto con breves notas escritas por el poeta y los compositores.
“Annunciations”

CD 1: 1. Ned Bouhalassa ‘3 Out of Every 10′ (7’ 22”); 2. Andy Williams ‘Echo Chamber’ (11′ 57”); 3.Christian Calon ‘In the Time’ (9′ 53”).

CD 2: 1. Nicholas Bernier ‘Belly Into Fire’ (11′ 11”); 2. Martine Crispo ‘Talking T. Fortner’ (3′ 25”); 3. Chantal Dumas ‘It’s a Small World’ (11′ 35”).

CD 3: 1. Alessandro Bosetti ‘It is Amazing (Gesualdo’s Waterboarding)’ (12′ 19”); 2. Cristian Kesten ‘Every Sunday Remix’ (15′ 11”); 3. John Berndt ‘Song for Fortner Anderson’ (13′ 04”). Libro + 3CD;

Duración total 3CD: 95:57

Solitary Pleasures bookcover

solitary pleasures, &pages (2011)

Montreal Review of Books #39
21 septembre 2012
Abby Paige (Québec)

There is a certain voyeuristic pleasure in these poems; they fittingly feel like reading someone’s diary, and part of the drive to keep reading is the promise of discovery.»

(…) While most of us are accustomed to reading short bits of text these days (140 characters, anyone?), many are nonetheless unaccustomed to the pace and attention required by the short bits of text that make up most poetry. Consequently, some poets are finding innovative methods to trip up the reader and demand a more considered interaction with the text. Fortner Anderson’s Solitary Pleasures is as much an art book as a poetry book, and haphazard typeface is the approach it uses to slow down the reader. Designer Fabrizio Gilardino has stamped each page by hand, letter by letter, using different font sizes and letter cases. He then altered the text digitally to create or preserve the appearance of errors and edits. The resulting text is impossible to scan like conventional printing. It must be studied and is, in fact, a bit hard on the eyes. Its unevenness mimics handwriting, making the words more like images, forcing us, almost like new readers, to proceed slowly and meticulously.

The poems themselves, taken from Anderson’s 2004 daybook, chronicle the mundanity of daily life, punctuated by moments of clarity, awe, or lament. “I did seventy five crunche / nude / before breakfast,” begins the entry from July 19th. Later the same day, the speaker and a friend discuss how one can never know the mind “and must remain / content / with an evershifting vantage / as we look into from the shadows / which we longingly call / ourselves.” There is a certain voyeuristic pleasure in these poems; they fittingly feel like reading someone’s diary, and part of the drive to keep reading is the promise of discovery. That promise doesn’t always pay off, but here that unevenness feels immediate and true. (…)

Canadian Review of Literature in Performance #4
1 avril 2012
John Sobol (Québec)

the melodic honesty of these blunt and blushing snapshot poems delights, invites, launching tiny fireworks with words of fire

Poet Fortner Anderson pads about the city burning with hope, crying into his notebook and laughing out the side of his sidewalks. His new collection — a daybook titled Solitary Pleasures — takes twin form as both an intricately printed book and a CD featuring recorded recitations of 35 poems on a bed of musical nails. Fingernails bitten, painted, cracked, searching. The sound and echo of the city and its solitary pleasures, as painted by this sweet-singing adventurer of the everyday.

Read, first — each page, each word, each letter carefully handcrafted and pressed by designer Fabrizio Gilardino — the melodic honesty of these blunt and blushing snapshot poems delights, invites, launching tiny fireworks with words of fire. Compassionate. Carnivalesque. Curious.

Listened to, later — Fortner’s rasp supported by the lucid musical dreams of Alex St-Onge (bass), Sam Shalabi (electric guitar) and Michel F Coté (drums and microphones), these same poems turn bleak, amidst liminal harmonic musings they hector and hurt. Contemptuous. Coruscating. Cutting.

The city wrestles with hard feeling. The poet strolls into scene after scene licking up scattered personal truths like hits of acid. We share his trips via the ear, the eye, transforming solitary pleasures into momentary mutual metamorphoses.
It helps.

Journal d’écoute/Critique de disque
le 30 novembre 2011

La voix est juste, posée, pénétrante, la musique post-industrielle, rêche…très bon !

Fortner Anderson, Solitary Pleasure, &records, 2011; ***1/2 Intrigante proposition que celle-là. Du spoken-word, très proche de la poésie du quotidien, petites vignettes supportées par une orchestration simple de musique électronique et acoustique. La voix est juste, posée, pénétrante, la musique post-industrielle, rêche…très bon ! -MB

Vital Weekly 812
December 2011 (Holland)
Some entirely different is the music of Fortner Anderson, although its better to say the poetry and a bit of music of the person in question. We have reviewed his work before (see Vital Weekly 521 and 560). Here a work of thirty-five short pieces, like a dairy. Each piece starts with a date introduction and something about that date, along with improvised music of Michel F Côté, Sam Shalabi and Alexandre St-Onge on drums, guitar and electronics. Unlike ‘Six Silk Purses: The Poems Of Fortner Anderson’, this has however less variation in the execution. The voice is the same throughout and the music is all highly freely improvised. Some of these poems are quite nice, or even funny and sometimes sad (about a friend on chemo) but I wonder if I rather read the book (which is apparently also available, but I didn’t see it) and hear the music separately, but perhaps I am just not that much of poetry kind of guy. Or a CD single would be more in place and not one that lasts forty-eight minutes. (FdW)

He sings
He Sings, wiredonwords (2005)

VITAL WEEKLY: number 560: week 3

…worthwhile to be played on every radio station throughout the entire world

FORTNER ANDERSON & TAPE/HEAD (CD single by Wiredonwords)
Although pressed up as a real CD, this lasts only seven minutes. It’s a work of a highly political nature. It deals with the torture of Omar Khadr, a fifteen year old who was captured by the US in July 2002 and is still in custody without trial. So that’s why this is a CD single, hoping for radio play in Canada and the USA, to gain attention for people in prison without trial. Tape/head provide the backing of machine like noises and obscured tape manipulations, but Andersons recitation is clearly to be understood and a firm ‘j’accuse’ to these circumstances. A highly political statement, as said, and worthwhile to be played on every radio station throughout the entire world. (FdW) Address: http://www.fortneranderson.com

Six Silk Purses
six silk purses, wiredonwords(2005)
http://toddswift.blogspot.com
2006
Todd Swift (UK)

“Fortner Anderson (….) has long been one of my favourite performance poets – or as we in Quebec, Canada like to say – spoken word artists.”

To my mind, Anderson gets everything right about spoken word, and discards all the pitfalls and pranks that are the practice’s tempting ills – that is, his voice is subtle, melodious and full-registered, here threatening, now soft, then smoothly unctuous (then anxious), again enraged, giving voice to the gamut of emotional possibilities of human uttered expression; and, his writing, that is, the words he gives vented voice to, are daring, informed by a canny sense of the history of 20th century performative work (from Dada on down), and thoughtfully engaged with the political and social issues of our age – all this, without, as I said, dwelling in cheap camp, crass humour, or shock for its own sake. In short, Fortner Anderson is one of the most mature, impressive, and alarming of North America’s poets who perform their words, and his long serious career has now exposed his craft and art over many decades. For this reason, I have several times anthologized his writing and work, and hope to again.

So: all this to say, it was good to finally get my hands on a copy of his latest CD, from Wired On Words, Montreal’s indispensable poetry label, run by the hard-working poet Ian Ferrier, himself no spoken word slouch. This one’s called Six Silk Purses (link below) and it is a good idea: Anderson has given six composers of soundscapes / music to do what they will with pre-recorded versions of his poems – the result – a thrilling investigation of how words and musics / noise / sound can be taped, mixed, looped, produced and finally meshed together to create a greater masterwork, a soundartpiece.

This avant-garde practice is one I myself explored with composer Tom Walsh, something of a pioneer in this field, and it is very heartening to see Montreal continuing to further deepen this worthwhile way of making poetry a part of media, and vice versa. I’ll wrote more when I have listened to the CD a few more times. I’ll also feature Anderson some coming Friday. In the meantime, anyone interested in innovative spoken word / poetry recording must own this.

http://www.fortneranderson.com/html/recordings/ssp.html

Fresh Tracks: Spoken Word Recordings in Canada
Corey Frost

“…a radical exploration of what it means for a poet to collaborate with musicians on a recording.”

Recordings also foster community by fostering collaboration and promoting interdisciplinarity, especially between writers and musicians. A good example is Clive Holden’s 2001 CD Trains of Winnipeg, which features music by members of Winnipeg band The Weakerthans, including Christine Fellows, John K. Samson, and Jason Tait; this project has since morphed into an even more collaborative series of short films. Fortner Anderson’s Six Silk Purses, released in 2005, is a radical exploration of what it means for a poet to collaborate with musicians on a recording. He invited six well-known Montreal sound artists to take his recorded poems and create new compositions out of them in whatever way they wanted, and the result not only challenges the transparency of recorded speech but in some cases completely strips it of linguistic comprehensibility. The piece by Alexandre St-Onge, for example, used a kind of non-intentional editing: he applied an algorithm of digital transformations to the recordings, producing a wordless but evocative poem of scratches and clicks. Christof Migone’s striking arrangement of Anderson’s poem “Vegas” mainly consists of the vowel “a” from that word, layered and extended for five minutes, followed by a one-minute peroration of “s” sounds; the composition is retitled “Vegass.” The poem “There is a Quiet,” as reimagined by Chantal Dumas to focus on the quiet spaces between the words, is a strange but familiar soundscape of breath, air, and background noise. By diversifying the artistic agency affecting the poems, Anderson also increases the scope of their potential artistic reception; at the same time, the recordings highlight the text/sound relationship, since the listener who wants to reconstruct the original meaning must read the poems in the accompanying booklet. When I interviewed him about the project, Anderson spoke of the poem-text as something that exists independently of the interpretation: “This project provides new and enhanced readings of the texts, […] but the words remain, available for other readings, other transformations.” Six Silk Purses and other recent CDs encourage the listener to consider the fundamental issue of whether the recording should attempt to faithfully represent the live performance, or aspire to something altogether different. (Once the performance has been committed to polycarbonate plastic, there is also the reciprocal issue of whether the performance should emulate the recording.) Furthermore, what relationship should this artifact have to print versions of the work? Should the words be printed in the liner, and if so do they need to be accurate and complete? These questions are only a sample of the choices that confront the producer of a spoken word recording. Some performers like to work with music, while some like to preserve the naked dignity of the words, or to interpose music tracks between a cappella performances. In some cases the recording is highly collaborative; in others it is an idiosyncratic solitary creation. The choices do not end once the product is finished, either. Will it be sold in book stores, music stores, at shows, or exclusively on the internet? Can it be designed in such a way that bookstore managers will know what to do with it? Is the CD a product in itself, or is it, like concert t-shirts, basically advertising, and if so, then what exactly is being advertised? Each of these decisions will be determined by, and may also shape, the artist’s conception of what spoken word is.

SQUIDCO (found at www.squidco.com)
(USA)

“Fascinating”

Fortner Anderson-all poems and voice / Sam Shalabi / Michel F. Cote / Chantal Dumas / Alexandre St-Onge / Alexander MacSween / Christof Migone

The work of 6 Montreal composers, each taking a recording of a poem by Fortner Anderson and transforming them into new compositional pieces. Fortner, an expatriate Tennesee preacher and long-time host of CKUT radio’s “Dromotexte” spoken word show, is an active and published poet living in Monteral. His words present stark and strong images that as jarring as they are thought provoking. Here they are placed in unusual settings by a set of masterful musicians – this is not your typical set of spoken word pieces, but a set of electro-acoutic and unusual pieces that deconstruct Fortner’s words and place them in new context. Fat booklet includes the text for each poem and a preface by each of the musicians. Fascinating.

Blow Up #95
April 2006
Michele Coralli (Italy)

Spoken words è il neologismo che corrisponde al piû arcaico poesia. E se l’espressione si accompagna a un commento sonoro costruito sulle attuali tendenze elettroniche legate a glitch e microsuoni, allora la sensazione di essere di fronte a un prodotto davvero avanzato potrebbe darci davvero qualche vertigine. In realtà, per quanto attiene la sua musicalità, la poesia di Fortner Anderson ha diverse cose da invidiare a un Ginsberg o an John Cooper Clarke qualunque. Continuiamo invece a rimanere ben impressionati dal fervore artistico e culturale che si muove dalle parti di Montreal (e ben tratteggiato anche nell’intervista a Foodsoon #93). Ottimo comunque il progetto complessivo che lega e-poets e musicisti di diversa estrazione. Per gli approfondimenti del caso si rimanda al sito www.wiredonwords.com .

VITAL WEEKLY,number 521,week 15
(Holland)
SIX SILK PURSES: THE POEMS OF FORTNER ANDERSON (CD by Wiredonwords)

On this compilation we find music to the poems of one Fortner Anderson. Who he is, or what his poetry is really about, we don’t know, will not know, since the selections from his work are just a few here. They are selected by six different Canadian composers, who were free to create a new recording from the original. We recognize the names of Alexandre St-Onge, Christof Migone and Sam Shalabi and see new ones: Chantal Dumas, Alexander MacSween and Michel F. Côté. Each of them treats the material in his own way, which can range from microscopic detailed slicing up of the material via multi-layered speech to almost minimal techno, but five of them seem to find it important that the original poem is still in there somewhere (only in St-Onge’s piece it’s gone). That is nice, since it makes this CD more coherent. His voice reminded me a bit of Gregory Whitehead, although the music is much different. Throughout it’s been a pretty good job done on these poems, and there is a fair size of variety in here. (FdW)

Adverse Effect (Vol.III.) #3,
Winter 2006/2007 Edition
(Poland)

“An exquisite listening experience that positively commands yr attention like little else.”

FORTNER ANDERSON ‘Six Silk Purses’ CD (Wiredonwords, Canada, 2006)
Different musicians from his home city were enlisted to manipulate the six spoken poems here by Montreal’s performance poet Fortner Anderson. Together, they conjure a world where their excursions to all from occasionally rhythm-addled musique concrète, electro-acoustic and even, during the last couple of minutes of Sam Shalabi’s take on ‘A Day’, airy Middle Eastern music pinned down by a ney, play out a perfect accompaniment to the originally sourced poetry. Generally, it falls nearer Christian Renou’s camp than, say, Henri Chopin’s, but the steady ebb & flow of all the contributions creates a natural and exhilarating whole all the more remarkable for the fact it’s only Anderson’s second such album in around seven years. An exquisite listening experience that positively commands yr attention like little else. (RJ)