Le songe d’artisan

Le Songe d'artisan_imageLE SONGE D’ARTISAN

Fortner Anderson (poète et concepteur)
Alexandre St-Onge (sons)
Genevieve Letarte (voix)
James Schidlowsky (programmeur)

Le Songe d’artisan est une machine poètique-sonore qui produit une vaste nombre de sonnets classiques en français.

Fortner Anderson est le poète derrière le projet. Alexandre St-Onge a créé l’environment sonore, et Geneviève Letarte a donné sa voix à la machine, et James Schidlowsky a travaillé pour relié le tout ensemble.

Une particularité du projet, les sonnets créé par la machine sont entièrement créés à partir de citations tirées du corpus de la poésie québécoise moderne et contemporaine.

Bien que chaque poème créé par la machine soit original, chacun épouse la structure syntaxique et le schéma de rimes du célèbre poème d’Émile Nelligan, « Rêve d’Artiste ».

La carrière de poète de Nelligan n’ait duré que trois ans, de sa première œuvre publiée en 1896 à l’âge de dix-sept ans jusqu’à son hospitalisation en 1899 dans un établissement psychiatrique, mais il est considéré comme l’un des plus grands poètes du Québec.

Afin de reproduire le plus fidèlement possible la forme du poème de Nelligan, Fortner Anderson a effectué une recherche au sein d’une grande sélection de poésie québécoise moderne et contemporaine afin de trouver un équivalent syntaxique pour chacun des 28 hémistiches présents dans le texte de Nelligan.

Le nombre de poèmes que la machine pourrait possiblement produire est vaste, soit 375 quintillions. Il faudrait environ 712,928 trillions d’années pour que la machine génère toutes les combinaisons possibles. À titre de comparaison, des estimations récentes évaluent l’âge de l’univers à seulement 13,7 milliards d’années.

Chaque récitation de poème est accompagnée d’un fond sonore créé par Alexandre St-Onge. De plus, pour chacune des citations enregistrées, Alexandre St-Onge a créé une réinterprétation sonore. Ces réinterprétations abstraites des lectures sont reliées et jouées ensemble une fois que la récitation de chaque poème est terminée.

Les sources des citations

Angéline Neveu, Âme sauvage (Écrits des Forges, Trois-Riviéres, 2004)
Martine Audet, Des voix stridentes ou rompues (Éditions du Noiroît, Montréal, 2013)
José Acquelin, L’infini est moins triste que l’éternité (Les Herbes rouges, Montréal, 2009)
Nicole Brossard, À tout regard (Bibliothèque québécoise, Montréal, 1989)
Denise Boucher, Paris Polaroïd (l’Hexagone, Montréal, 1990)
Hélène Dorion, Comme résonne la vie (Éditions Bruno Doucy, Paris, 2018)
Fernand Durepos, De par les rues bohémien (Écrits des Forges, Ottawa, 1995)
François Charron, Ce qui nous abandonne (Les Herbes rouges, Outremont, 2006)
Marie-Claire Blais, Oeuvre poétique 1957-1996 (Éditions du Boréal, Montréal, 1997)
Anne Hébert, Oeuvre poétique 1950-1990 (Boréal, Montréal, 1993)
Patrice Desbiens, En temps et lieux (L’Oie de Cravan, Montréal, 2017)
Hélène Monette, Thérèse pour joie et orchestre (Boréal, Montréal, 2008)
Denis Vanier, L’’Urine des forêts (Les Herbes rouges, Montréal, 1999)
Gérald Godin, Soirs sans atout (Écrits des Forges, Trois-Rivières, 1986)
René Lapierre, Pour les désespérés seulement (Les Herbes rouges, Montréal, 2012)
Élise Turcotte, piano méloncolique (Éditions du Noroît, Montréal, 2005)
Carole David, Terroristes d’’amour suivi de L’’endroit où se trouve ton âme (Les Herbes Rouges, Montréal, 1991, 2003)
Suzanne Jacob, Amour, que veux-tu faire? (Boréal, Montréal, 2011)
Gaston Miron, L’homme rapaillé, (Les Presses de l’Université de Montréal, Montréal, 1970)
Claude Péloquin, L’’autopsie merveilleuse (Beauchemin, Montréal,1979)
Jean-Paul Daoust, 111, Wooster Street (VLB Éditeur, Montréal, 1996)
Gilles Cyr, Huit sorties (L’’Hexagone, Montréal, 2012)
Jean-Simon DesRochers, Les animaux ventriloques (Les Herbes rouges, Montréal, 2019)
Louise Dupré, Plus haut que les flammes (Éditions du Noroît, Montréal, 2010)
Jacques Godbout, Souvenirs Shop (L’Hexagone, Montréal, 1984)
Jacques Lanctôt, Rupture de ban (VLB, Montréal-Nord, 1979)
Genevieve Letarte, Tout bas très fort (Écrits des Forges, Trois-Rivières, 2004)
Louise Warren, Une collection de lumières (Typo, Montréal, 2005)
Marcel Labine, le tombeau où nous courons (Les Herbes rouges, Montréal, 2012)
Gilles Vigneault, Étraves (Éditions de L’ARC, Sillery, 1959)
Madeleine Gagnon, À l’ombre des mots Poèmes 1964-2006 (Éditions de l’Hexagone, Québec, 2007)
Saint-Denys-Garneau,Poésies complètes (Fides, Montréal, 1949)
Denis Vanier, Cette langue que nul ne parle (VLB Éditeur, Montréal, 1985)
Claude Beausoleil, Mystère Wilde (Écrits des Forges, Trois-Rivières, 2014)
Louise Desjardins, La 2e avenue ( Èditions du Noroît, St-Lambert,1990)